Chirurgie réfractive · Information
SMILE : comprendre une alternative au laser excimer
Le SMILE (Small Incision Lenticule Extraction) est la technique la plus récente de la chirurgie réfractive : le laser femtoseconde sculpte un lenticule à l'intérieur de la cornée, extrait par une incision de 2 mm — sans capot, sans lame, sans laser excimer. Le Dr Adrien Mazharian pratique le LASIK et la PKR en chirurgie réfractive. Le SMILE et les implants ICL sont présentés uniquement à titre informatif ; il ne réalise pas ces techniques. Une orientation vers une équipe qui les pratique peut être discutée si elle est adaptée à votre situation.
Information
Pourquoi cette page ?
Cette page donne des repères sur SMILE afin de comprendre les options évoquées dans un bilan. Elle ne propose pas cette intervention avec le Dr Mazharian.
Une décision spécifique
L’indication d’une alternative dépend d’un examen et ne peut se déduire d’une seule valeur de correction ou d’épaisseur cornéenne. Le fait qu’un LASIK ne soit pas possible ne signifie pas qu’une autre intervention est nécessaire.
Limites et information
Toute chirurgie comporte des risques et des limites. Les techniques ne sont pas interchangeables. Une équipe qui réalise l’intervention doit expliquer son bilan, son suivi et ses risques propres avant une décision.
La prochaine étape
Vous pouvez discuter de vos attentes et des options au bilan. Le LASIK et la PKR sont les techniques réfractives pratiquées par le Dr Mazharian. Une orientation peut être proposée si une autre prise en charge paraît indiquée. Les lunettes et les lentilles restent des options à considérer.
Le principe
Qu'est-ce que le SMILE ?
Là où le LASIK soulève un capot cornéen pour remodeler le tissu sous-jacent, le SMILE procède de l'intérieur : le laser femtoseconde découpe directement, dans l'épaisseur de la cornée, une fine lamelle de tissu — le lenticule — dont la forme correspond exactement à votre correction. Ce lenticule est ensuite extrait par une mini-incision de 2 mm. La cornée, débarrassée de ce volume, change de courbure : l'image se reforme sur la rétine.
Une seule machine, un seul temps laser de moins de 10 secondes par œil avec les plateformes de dernière génération (VisuMax 800), aucun capot : c'est la version la plus mini-invasive de la chirurgie cornéenne au laser. Apparu en 2010, le SMILE compte aujourd'hui plusieurs millions d'yeux opérés dans le monde, avec des résultats équivalents au LASIK dans la littérature.
Mon choix de pratique
Pourquoi je privilégie le LASIK et la PKR plutôt que le SMILE ?
Il existe aujourd'hui plusieurs techniques efficaces de chirurgie laser de la vision. Le SMILE, le LASIK et la PKR peuvent tous donner d'excellents résultats lorsqu'ils sont proposés au bon patient.
J'ai cependant choisi de concentrer ma pratique sur deux techniques complémentaires : le LASIK et la PKR.
Ce choix ne signifie pas que le SMILE soit une mauvaise technique. Il repose sur une philosophie simple : privilégier les techniques que je considère les plus modulables et les plus adaptées à une prise en charge réfractive personnalisée, y compris lorsqu'une correction complémentaire devient nécessaire plusieurs mois ou plusieurs années après l'intervention.
Une chirurgie doit aussi être pensée en fonction d'une éventuelle retouche
Après toute chirurgie réfractive, même parfaitement réalisée, une petite correction complémentaire peut parfois être nécessaire en raison d'une sous-correction, d'une sur-correction ou d'une évolution de la réfraction.
Après un SMILE, cette retouche n'est généralement pas réalisée simplement en répétant la même intervention. Selon la situation, elle peut nécessiter une PKR, ou la transformation du plan créé par le SMILE en un volet permettant ensuite un traitement de type LASIK.
Autrement dit, lorsqu'une retouche devient nécessaire après SMILE, on peut être amené à revenir vers les techniques utilisées en LASIK ou en PKR. Je préfère donc intégrer cette possibilité dès le choix de l'intervention initiale et conserver une stratégie thérapeutique cohérente à long terme.
LASIK : précision, personnalisation et récupération rapide
Le LASIK permet une récupération visuelle particulièrement rapide et utilise un laser excimer capable de réaliser des traitements extrêmement précis et personnalisés. Selon les caractéristiques de l'œil, le traitement peut être adapté à la réfraction, à la topographie cornéenne et à certaines caractéristiques optiques propres au patient.
Cette capacité de personnalisation constitue pour moi un élément essentiel de la chirurgie réfractive moderne.
PKR : une chirurgie sans volet cornéen
Lorsque je souhaite éviter la création d'un volet cornéen, la PKR constitue une excellente alternative. Le remodelage est réalisé directement à la surface de la cornée, sans création de flap.
Sa récupération est plus progressive que celle du LASIK, mais son principe, son recul et sa fiabilité en font une technique particulièrement utile chez certains patients.
Le SMILE comporte également une étape chirurgicale manuelle spécifique
Dans le SMILE, le laser femtoseconde crée à l'intérieur de la cornée une fine lenticule de tissu correspondant à la correction souhaitée. Le chirurgien doit ensuite disséquer ce lenticule puis l'extraire manuellement à travers une petite incision. Cette étape nécessite une expertise spécifique et possède une courbe d'apprentissage particulière.
Le LASIK et la PKR reposent sur une philosophie différente, utilisant notamment le laser excimer pour effectuer directement le remodelage optique de la cornée.
Existe-t-il malgré tout des avantages au SMILE ?
Oui. Le SMILE est une excellente technique lorsqu'il est correctement indiqué et réalisé par un chirurgien qui la pratique régulièrement. L'absence de volet cornéen et une atteinte potentiellement moindre de certains nerfs cornéens peuvent notamment représenter des avantages chez certains patients.
Les études montrent toutefois que, pour la majorité des patients myopes correctement sélectionnés, SMILE et LASIK obtiennent aujourd'hui des résultats visuels globalement comparables. Il n'existe donc pas une technique universellement « meilleure ».
Pourquoi ai-je finalement choisi LASIK et PKR ?
Mon choix est de maîtriser et d'optimiser deux techniques extrêmement complémentaires plutôt que de multiplier les procédures.
- Le LASIK permet une récupération rapide et une grande personnalisation du traitement.
- La PKR permet une chirurgie sans volet cornéen lorsque cette approche est préférable.
Ensemble, elles permettent d'adapter précisément la stratégie chirurgicale à chaque œil et de conserver des possibilités de correction complémentaires si la vision évolue ultérieurement.
La meilleure technique n'est donc pas nécessairement la plus récente : c'est celle qui est la mieux adaptée à votre cornée, à votre correction, à vos attentes et à votre mode de vie. Le choix définitif est réalisé après un bilan préopératoire complet.
Indications
Pour qui le SMILE est-il la bonne technique ?
- Myopies de −1 à environ −8/−10 dioptries, avec ou sans astigmatisme associé — selon l'épaisseur cornéenne mesurée au bilan ;
- Patients sujets à la sécheresse oculaire ou porteurs de lentilles devenus intolérants : l'innervation cornéenne préservée fait la différence ;
- Vie active et sportive — l'absence de capot rend l'œil plus robuste aux frottements et aux chocs modérés que le LASIK ;
- Patients souhaitant la récupération rapide du LASIK sans capot — le meilleur des deux mondes pour beaucoup de profils.
Le SMILE ne traite pas l'hypermétropie en routine, et les très fortes myopies au-delà des capacités cornéennes relèvent de l'implant ICL. Pour les sports de contact intensifs (boxe, MMA), la PKR reste discutée au cas par cas. Comme toujours, c'est le bilan préopératoire — topographie, pachymétrie, surface oculaire — qui tranche, pas le catalogue.
Le jour J
Le déroulement de l'intervention
À la Clinique Noémie de Rothschild, sous anesthésie topique (collyre uniquement), sans hospitalisation et sans être à jeun. Une heure sur place pour une dizaine de minutes de geste.
Après l'intervention
Suites et récupération
- J0 : picotements, larmoiement et voile visuel pendant quelques heures ; photophobie — lunettes de soleil obligatoires.
- J+1 : vision déjà fonctionnelle, souvent 7-8/10 ; contrôle en consultation. La netteté continue de s'affiner sur les premiers jours, de façon légèrement plus progressive qu'après un LASIK.
- J+2 : reprise du travail possible pour la majorité des patients.
- J+7 : sport sans contact ; collyres anti-inflammatoires et larmes artificielles poursuivis.
- M+1 : sport intensif et sports de contact ; premier bilan complet avec topographie.
- M+12 : bilan final, puis relais vers votre ophtalmologiste habituel.
Le suivi pendant un an est inclus, ainsi qu'une retouche éventuelle. La sécheresse transitoire existe aussi après SMILE, mais elle est en moyenne moins marquée et plus courte qu'après LASIK — c'est l'un des résultats les plus constants de la littérature comparative.
Tarifs 2026
Le coût d'un SMILE, à titre indicatif
| Prestation | Tarif | Inclus |
|---|---|---|
| SMILE (2 yeux) | Actes hors nomenclature à honoraires libres | Le coût dépend du centre et de l’équipe qui réalisent l’acte — devis avant toute décision |
| Bilan préopératoire | Honoraires communiqués à l'avance | Modalités précisées lors de la prise de rendez-vous |
Comme toute chirurgie réfractive, le SMILE n'est pas remboursé par la Sécurité sociale ; certaines mutuelles proposent un forfait dédié — renseignez-vous auprès de la vôtre. Détails : prix & remboursement de l'opération de la myopie.
Information
SMILE : information sur une technique non pratiquée par le Dr Mazharian
Le Dr Adrien Mazharian est chirurgien ophtalmologue spécialisé en chirurgie réfractive et pathologies de la cornée, à l'Hôpital Fondation Adolphe de Rothschild et à la Clinique Noémie de Rothschild — 79 avenue Simon Bolivar, Paris 19e (métro Laumière, ligne 5, ou Botzaris, ligne 7bis).
- Chirurgie réfractive au laser pratiquée : LASIK et PKR ;
- Le bilan permet de discuter les options adaptées ; le Dr Mazharian ne réalise pas le SMILE ;
- Expertise cornéenne approfondie (kératocône, greffes de cornée) — décisive pour le dépistage des contre-indications au bilan ;
- Si le bilan désigne le SMILE comme la meilleure option pour votre œil, une orientation adaptée vous est proposée ;
- Bilan et suivi aux honoraires communiqués à l'avance, devis transparent remis avant toute décision.
Vos questions
SMILE à Paris — questions fréquentes
Combien coûte un SMILE ?
Il s'agit d'actes hors nomenclature à honoraires libres : le coût dépend du centre et de l'équipe qui réalisent l'acte, et un devis est remis avant toute décision. Certaines mutuelles proposent un forfait dédié.
SMILE ou LASIK : quelle différence ?
Le LASIK crée un capot ; le SMILE se contente d'une incision de 2 mm. À résultat visuel équivalent, le SMILE préserve davantage les nerfs cornéens (moins de sécheresse) et la biomécanique de la cornée. Le LASIK garde l'avantage d'une récupération légèrement plus immédiate et traite aussi l'hypermétropie. Voir notre comparatif complet .
Le SMILE est-il douloureux ?
Non. Anesthésie par collyre, moins de 10 secondes de laser par œil, légère sensation de pression. Picotements et larmoiement quelques heures, puis plus rien pour la grande majorité des patients.
Quand vais-je récupérer la vue ?
Vision fonctionnelle dès le lendemain (souvent 7-8/10), reprise du travail au surlendemain. La netteté finale s'installe sur les premiers jours, légèrement plus progressivement qu'après LASIK.
Quelles corrections le SMILE traite-t-il ?
Les myopies d'environ −1 à −8/−10 dioptries selon l'épaisseur cornéenne, avec ou sans astigmatisme. Pas l'hypermétropie en routine. Au-delà de ses limites, l'implant ICL prend le relais.
Et les nouvelles techniques lenticulaires (SILK, CLEAR, SmartSight) ?
Le principe lenticulaire du SMILE est désormais décliné par plusieurs constructeurs. Les différences portent sur les lasers et les profils de découpe ; l'esprit reste le même — extraction d'un lenticule par mini-incision. Notre article sur les nouvelles techniques du lenticule fait le point.
Faites le point sur votre éligibilité
Une heure d'examens — topographie, pachymétrie, surface oculaire — et une réponse claire. Bilan sans engagement, aux honoraires communiqués à l'avance.
Réserver mon bilan sur Doctolib →