Dr A. Mazharian Prendre RDV
Pédagogie · Avant l'intervention

Le bilan préopératoire, examen par examen.

C'est l'étape qui décide de tout. Une heure d'examens indolores, complémentaires les uns des autres, qui permettent de répondre à une seule question : êtes-vous opérable, et avec quelle technique ? Voici, en détail, ce que chacun mesure et pourquoi il compte.

Durée
environ 1 heure · indolore
Tarif
sans dépassement d'honoraires
Engagement
aucun — un bilan n'engage à rien
Le principe

Pourquoi autant d'examens ?

Aucun examen ne suffit à lui seul. C'est leur recoupement qui fait la sécurité de la décision : la réfraction donne la correction à viser, la cornée est analysée sous tous les angles — forme, épaisseur, résistance — et les défauts optiques fins sont cartographiés. Si un seul paramètre sort des limites, l'intervention est reportée ou réorientée. C'est ainsi qu'une consultation sur deux se conclut par une mise en garde plutôt que par une opération.

01

La mesure du défaut visuel — la réfraction

Première étape : mesurer précisément votre myopie, hypermétropie ou astigmatisme. Un réfractomètre automatique donne une première estimation, affinée par la réfraction subjective — le moment où vous comparez des verres (« c'est mieux comme ça, ou comme ça ? »). C'est la correction à viser par la chirurgie.

On vérifie aussi la stabilité : vos ordonnances des deux dernières années doivent montrer une correction qui ne bouge plus. Une myopie encore évolutive contre-indique temporairement l'opération.

Indolore Lentilles retirées 48 h avant
02

La réfraction sous cycloplégie

L'œil compense spontanément une partie de son défaut par un effort musculaire — l'accommodation. Cet effort peut masquer une hypermétropie ou fausser la mesure, surtout chez les sujets jeunes. Pour l'éliminer, on instille un collyre cycloplégique qui met temporairement le muscle au repos.

On obtient alors la réfraction « vraie », sans triche de l'œil. C'est elle qui sert de base au calcul du traitement laser. Le collyre dilate la pupille et trouble la vision de près pendant 3 à 4 heures — prévoyez de ne pas conduire et, idéalement, d'être accompagné(e).

Collyre · vision floue 3-4 h Ne pas conduire après
03

L'examen à la lampe à fente

Le biomicroscope — la lampe à fente — projette un fin faisceau lumineux pour examiner l'œil couche par couche, de la surface au fond. On vérifie l'état des paupières et du film lacrymal (dépistage d'une sécheresse), la transparence de la cornée, l'iris, et la clarté du cristallin.

C'est ici que l'on repère une sécheresse oculaire, une blépharite, une dystrophie ou un début de cataracte — autant d'éléments qui peuvent reporter ou réorienter la chirurgie.

Dépistage sécheresse Surface oculaire
04

La topographie cornéenne

La topographie cartographie la courbure de la surface de la cornée, point par point, comme une carte de relief. C'est l'examen clé du dépistage : il révèle une cornée irrégulière ou un kératocône débutant — la principale contre-indication à la chirurgie au laser — souvent avant tout symptôme.

Elle guide aussi le choix de la technique et la personnalisation du traitement, en particulier pour les astigmatismes irréguliers.

Carte de courbure Dépistage kératocône
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La tomographie cornéenne

Là où la topographie analyse la surface, la tomographie (type Pentacam / OCT) reconstruit la cornée en trois dimensions : face avant, face arrière, et épaisseur en chaque point (pachymétrie). La face postérieure est particulièrement précieuse — c'est souvent là qu'un kératocône se trahit en premier.

La mesure de l'épaisseur conditionne directement la faisabilité : une cornée trop fine oriente vers la PKR ou l'ICL plutôt que vers le LASIK, voire contre-indique le laser.

Analyse 3D Épaisseur (pachymétrie) Face postérieure
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La résistance biomécanique de la cornée

Deux cornées de forme et d'épaisseur identiques peuvent ne pas avoir la même solidité. Des appareils dédiés mesurent la façon dont la cornée se déforme puis reprend sa forme sous un souffle d'air calibré — un reflet de sa rigidité.

Une cornée trop « souple » est plus à risque de déformation après chirurgie (ectasie). Cet examen ajoute une sécurité supplémentaire, au-delà de la seule épaisseur, pour valider — ou écarter — une intervention au laser.

Rigidité cornéenne Prévention de l'ectasie
07

L'aberrométrie cornéenne

Au-delà de la myopie ou de l'astigmatisme « classiques », l'œil présente des défauts optiques plus fins — les aberrations de haut degré — responsables des halos, de l'éblouissement et de la baisse de qualité de vision nocturne.

L'aberrométrie les mesure et permet, lorsque c'est pertinent, un traitement personnalisé qui corrige non seulement la correction de base mais aussi ces aberrations — pour une vision plus nette, en particulier la nuit.

Aberrations de haut degré Vision nocturne · halos
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Les scores d'analyse par intelligence artificielle

Les données combinées de la topographie, de la tomographie et de la biomécanique sont aujourd'hui analysées par des algorithmes d'intelligence artificielle, entraînés sur de très larges bases de données de cornées normales et pathologiques.

Ces scores attribuent une probabilité de cornée à risque et détectent des formes infra-cliniques de kératocône, invisibles à l'œil même expert. C'est une sécurité supplémentaire : l'IA ne remplace pas la décision du chirurgien, elle la conforte.

09

Vos attentes

Un bilan ne se résume pas à des chiffres et des images : il intègre ce que vous attendez vraiment de l'intervention. Conduire la nuit sans gêne, ne plus dépendre de vos lentilles au sport, lire sans lunettes après 50 ans — chaque objectif oriente le choix de la technique et la cible réfractive que nous visons ensemble.

C'est aussi une étape de franchise : si j'estime que le résultat espéré n'est pas pleinement atteignable — attentes trop élevées, profil oculaire limitant, compromis inévitable — je préfère vous l'expliquer clairement et renoncer à opérer plutôt que de risquer une déception. La satisfaction durable prime toujours sur l'intervention elle-même.

Objectifs personnalisés Décision partagée · transparente
À la fin du bilan

La synthèse — et une décision claire

Tous ces examens convergent vers une conclusion, que je vous explique en fin de consultation :

  • Opérable — je vous présente la technique recommandée, ses bénéfices, ses limites et ses risques propres à votre œil, avec un devis.
  • Opérable, mais pas tout de suite — une sécheresse à traiter, une correction à stabiliser : nous reprogrammons.
  • Non opérable au laser — cornée trop fine, à risque, ou défaut trop important : je vous oriente vers une alternative (ICL) ou une autre prise en charge.
« Le bilan n'est pas une formalité avant l'opération. C'est l'examen qui décide s'il faut opérer — ou non. »
Étape suivante

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